- Le CAVEAU, (ancien)site officiel
- Communiqué de presse du 7.1.98
- Flyer
- Manifestation Gratbouge du 21.3.98
CHRONIQUE D'UNE FERMETURE ANNONCÉE
12 février 1998:
Dernière nouvelle: Après les moments de tension du début d'année, les choses semblaient à nouveau fonctionner normalement. Le Caveau n'a pas été fermé une seule fois depuis l'interdiction formelle d'utilisation du 8.1.98. Sa vie a continué de plus belle toutes ces dernières semaines malgré les actes judiciaires hebdomadaires.
Au grand dam des ses animateurs, le Caveau à été bouclé et coupé d'électrcité dans le courant de la semaine par l'autorité responsable. Il ne sera donc pas ouvert de force ce weekend dans le but de ne pas envenimer plus les rapports avec la commune et afin de pouvoir continuer à travailler à la recherche d'en lieu accessible par tous et adapté aux activités hebdomadaires proposées par le GCJC.
Diverses manifestation sont prévues malgré tout en ville ce weekend et le GCJC va tout faire pour pouvoir maintenir sa programmation concoctée pour les mois de février et mars dès la semaine prochaine...
+, plus tard...
Un compte-rendu de la conférence de presse du 14.2.98 sera disponible ici dès que possible.

8 janvier 1998:
Nous retrouvons le chroniqueur délégué du Caveau pour les toutes dernières informations du mercedi 7 janvier 1998:
Sur la place de l'Hôtel de Ville à Delémont, une foule toujours grossissante arrive pour manifester en music (duo contrebasse-saxophone) leur soutien à la délégation des membres du GCJC, en pourparlers avec les autorités communales, et leur volonté de sauvegarder un endroit de rencontre pluri-culturel.
Les banderoles agitent au vent leur slogan «Culture, Procédure, Confiture», alors que des sympathisants arrêtent les voitures et les personnes afin de distribuer des tracts les invitant à se rendre vendredi 9 janvier, à 19h au Caveau, pour une mobilisation générale.
Que dire de plus, si ce n'est qu'on assiste à une fabuleuse libération d'énergie, peut-être un nouveau vent, une nouvelle idéologie qui devra, un jour ou l'autre, supplanter ce souffle affaibli et putride auquel on est habitué?
Enfin la séance se termine, nous pouvons nous rendre au Caveau, avec les manifestants, pour prendre connaissance de la discussion afin d'adopter un comportement en conséquence.
ÉLa délégation est dépitée.Elle nous apprend que la réunion avec les autorités communales fut tendue et se passa dans un climat très froid (ou très chaud, c'est selon!), en somme que le dialogue était impossible: une jeunesse, revendicatrice d'une légitimité pourtant déjà acquise et soucieuse de ne plus se laisser faire, contre des autorités impassibles pourrait résumer la situation d'intelocution.
Quant au contenu de la discussion, il est simple: en substance, la commune est d'accord de traiter avec nous si nous n'ouvrons pas le Caveau ce week-end. Elle veut bien, à cette condition seulement, nous prêter l'un ou l'autre de ses locaux communaux pour des soirées ponctuelles, mais dans tous les cas le Caveau doit être fermé définitivement. Dans le cas contraire, le dialogue pourrait être sérieusement compromis et leur soutien réduit à néant.
Or nous demandions à ce qu'aucune interruption n'ait lieu!
Nous ouvrirons donc le Caveau vendredi! 1997 sera comme 1998: il n'y a pas de raison que ça change, puisque rien ne bouge!
Nouveau rebondissement dans l'affaire: par téléphone ce jeudi matin, le maire nous affirme qu'il est de notre côté!
Que sous-entend-il? Est-ce de la démagogie? Tout se cache, se dévoile à moitié, on se retire lorsqu'on sent qu'on s'est trop avancéÉ
La preuve en est la lettre du conseil communal, envoyée aux GCJC et aux voisins actuels du Caveau, expliquant sa position sur la situation!
Lettre très sèche. On perçoit derrière celle-ci quelque chose comme une volonté d'être dans les règles, un désir de se blanchir aux yeux des voisins en interdisant finalement l'ouverture du Caveau ce week-end. Ils vont même jusqu'à proposer un lieu de remplacement ponctuel, alors que nous avions refusé cette proposition comme matériellement impensable. Ce respect exagéré d'une convention, alors que rien n'a été fait pour permettre un déménagement dans un autre lieu, devient bientôt risible!
Pourquoi ne veut-on pas nous faire confiance? Pourquoi donner raison à des voisins plus qu'à la jeunesse? Pourquoi dans la "schizophrénie" du maire n'est-ce pas l'individu, l'homme de coeur qui prend position plutôt que l'homme de loi, ferme et rigide?
Quelle image se forme-t-on donc de nous??? De quoi les gens ont-ils finalement peur?
Les nouvelles suivront. Dans l'immédiat, nous vous donnons rendez-vous ce soir, vendredi dès 19h, pour un pic-nic au Caveau, suivi d'une séance pour expliquer la situation et d'un cortège aux flambeaux, sans oublier la fête qui suivraÉ
7 janvier 1998:
Début d'année énergique pour le Caveau de Delémont: dans un contexte pour le moins révoltant, les jeunes se mobilisent pour revendiquer un endroit qui leur appartient.
La convention signée par les voisins actuels du Caveau et les autorités communales demandait la fermeture immédiate du Caveau dès le 1er janvier 1998. Or aucune solution de substitution n'a été trouvée jusque-là. Le GCJC, qui n'a d'ailleurs reçu aucune sommation de la Commune quant à une éventuelle fermeture de ce lieu, ouvrait le Caveau ce vendredi 2 janvier. La réaction des voisins fut immédiate, plainte fut déposée. Le maire ainsi que le commissaire tentèrent en vain de faire fermer ce temple de la culture alternative. En vain, car une nombreuse foule s'était réunie devant le Caveau afin de manifester son soutien au GCJC -qui depuis 15 ans maintenant, grâce à ses nombreuses activités (concerts, expos, théâtre, cinéma, soirées à thème,É), a obtenu une légitimité populaire,- ainsi que son mécontentement et son indignation envers des autorités pour le moins ambiguës.
Premier combat, première victoire grâce à l'énergie déployée par des jeunes pacifistes qui réclament en fin de compte à être entendus et surtout à obtenir une solution transitoire valable jusqu'à la construction des Abattoirs et non pas à être parqués en pleine zone industrielle!
Il faut ici rappeler quelques faits: suite à un vice de procédure concernant la dérogation parcellaire, la juge administrative donna raison aux voisins-opposants des Abattoirs, retardant ainsi de 4, 5 ou 6 ans la construction des Abattoirs. Il s'avère dans ces conditions impensable d'accepter un lieu en dehors de la ville où nous risquons de perdre notre clientèle ainsi que notre énergie, et pire encore d'être oubliés. Nous demandons donc qu'un lieu adéquat et en ville nous soit octroyé, ceci dans les plus brefs délais et sans interruption d'activités de la part du GCJC.
Une séance entre une délégation de membres du Caveau, le maire, le conseiller communal chargé de la culture et de la jeunesse ainsi que son collègue de l'urbanisme est agendée mercredi 7 janvier. Toutes les personnes intéressées sont invitées à se rendre devant l'Hôtel de Ville, dès 17h30, afin de prendre connaissance des pourparlers. Une discussion de fond aura alors lieu au Caveau avec vous, pour décider des futures actions à mener. Nous avons besoin de vous, car ce lieu est aussi le vôtre!
Venez en nombre manifester!
contacts permanents: