antipop consortium

Concert | 25.-

disturb the equilibrium

antipop consortium big dada / nyc
dj foxhound / dj way indie / bnc
bad trip inc. wildrfid / gva
 

Bardubas (portes: 21:00)

Concert à 22:00

Entrée: 25.-


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antipop consortium

bad trip inc.

C'est en 1991-92 que les destins des 3 New Yorkais Beans, High Priest et M.Sayyid se croisent au Nuyorican poets cafe lors des soirées spoken word, endroit où Mos Def, Company Flow, Canibus et Saul Williams forgeront eux aussi leurs premières armes. Le trio de lyricistes sera rejoint plus tard par le producteur/ingénieur Earl Blaize dont les compétences de beatmaker ont été sollicitées par KRS-One, Pharoahe monch, Saul Williams et même Foxy Brown.

Ils expérimentent sous le nom Antipop consortium un hiphop bleep et déstructuré qui contraste avec les productions de cette période. Une approche alternative résumée dans leur moto "Disturb the equilibrium" qui secoue le milieu hiphop des années 2000. Férus d'expérimentations électroniques, les trois MC Beans, High Priest, M.Sayyid et le producteur Earl Blaize sont finalement approchés, puis signés sur le label Warp. En 2002, en voisin d'Aphex Twin et Squarepusher, APC sort l'excellent Arrhythmia... puis se sépare! Rideau. Néanmoins, les trois MC ne lâchent pas pour autant les affaires musicales. Beans entame une carrière solo chez Warp, toujours dans la même veine futuriste qu'APC et ses deux ex-acolytes forment le duo Airborn audio, qui roule pour le compte de Ninja tune. En 2008, le quatuor se retrouve pour jouer en première partie de Public enemy... et en 2009, un nouvel album est programmé! L'utopie s'est finalement réalisée: six ans après la séparation, Antipop consortium s'est réuni pour enregistrer un quatrième album (Fluorescent black) signé chez Big dada. Tout est bien qui fini bien!

Inutile de chercher un hit chez Antipop consortium: leurs albums sont de ces disques qui se méritent et qui se valorisent avec le temps. C'est vrai pour la musique, sorte d'électro lent, assemblage de sons synthétiques et dépouillés, hostile aux samples trop voyants et bâtie sur des rythmiques travaillées. C'est vrai aussi pour les paroles, complexes, obtuses et magistralement scandées par trois voix mémorables.